Les acteurs impliqués dans le suivi des sites de baignade en rivière sont peu équipés d’outils permettant d’estimer l’évolution de la qualité bactériologique de l’eau. L’objectif de ce travail est de décrire quantitativement les principaux mécanismes naturels impliqués dans la dynamique de la concentration en Escherichia coli en Seine et en Marne. Dans un premier temps, ces mécanismes de décroissance et l’ordre de grandeur des constantes temporelles correspondantes estimé sur la base d’expérimentations précédemment réalisées en laboratoire sont discutés. Si la constante de décroissance mesurée à l’obscurité, due au broutage par des prédateurs et à la lyse bactérienne principalement, est estimée entre 0,01 et 0,1 h-1, la constante de décroissance liée au rayonnement solaire, qui provoque inactivation et mortalité bactériennes, varie de 0,01 h-1 à 0,03 h-1 selon la profondeur de l’eau, la température et le mois. Par ailleurs, l’étude inédite de jeux de données estivaux collectés en Seine sur plusieurs années a permis d’estimer les constantes de décroissance bactérienne observées in situ, et combinant l’ensemble des processus de décroissance. Ces constantes s’étalent de 0,01 h-1 à environ 0,2 h-1. Les résultats de modèles simplifiés sont donc cohérents avec les données observées in situ. Enfin, des abaques de la dynamique attendue selon différents paramètres biologiques et physiques sont proposés.
Mieux estimer la cinétique de disparition naturelle des bactéries
Techniques Sciences Méthodes
2026