Pourquoi étudier les microplastiques dans la Seine ? Les microplastiques constituent aujourd'hui l'une des formes de pollution les plus répandues dans l'environnement. Les eaux de ruissellement, les déversoirs d'orage ou encore les rejets d'eaux usées traitées contribuent à leur transfert vers les cours d'eau. Invisibles à l'œil nu pour la plupart, ces particules persistent durablement dans les milieux aquatiques. Afin de mieux comprendre leur présence et leur dynamique, le SIAAP et ses partenaires se sont appuyés sur le programme de recherche MeSeine Innovation et le projet européen Limnoplast (/www.limnoplast-itn.eu) pour mener une campagne de suivi de près de 6 000 particules de microplastiques le long de 442 kilomètres du cours d’eau.
Construire les connaissances pour mieux agir
L'exploitation des données a permis d'estimer qu'environ 816 tonnes de microplastiques, transitent chaque année dans la Seine sur le secteur étudié. L'analyse de la composition des particules a également permis d'identifier 16 polymères différents. Parmi eux, trois matériaux dominent largement et représentent à eux seuls 96 % des particules observées : le polypropylène (PP), le polyéthylène (PE) et le polystyrène (PS).
Le début d’une base scientifique solide pour les travaux futurs
Cette étude constitue une étape importante dans la compréhension de la pollution microplastique des rivières urbaines. Au-delà des résultats obtenus, elle met à disposition un jeu de données de référence qui pourra être enrichi au fil des années. L'objectif est désormais de poursuivre les travaux afin de mieux identifier les sources de contamination, comprendre les mécanismes de transfert dans le milieu aquatique et évaluer l'efficacité des actions de réduction mises en œuvre.