Modéliser le fonctionnement d'une usine d'épuration pourrait révolutionner la gestion de la file eau pour les exploitants. Cet enjeu de recherche, inscrit dans le programme Mocopée, a déjà donné lieu à de nombreux travaux.
L'exploitation des données déjà produites sur les procédés de traitement par des modèles dédiés à chaque étape, des modèles d'apprentissage automatique ou des modèles hybrides, pourra permettre de créer un modèle virtuel complet de l'usine d'épuration : un jumeau numérique.
C'est tout l'objet de la nouvelle thèse menée par Nabil Ferikh, doctorant à l’UTC-UniLaSalle, en étroite collaboration avec Aquassay et le SIAAPsur l'usine Seine aval.
Son but est de développer un modèle numérique hybride qui simule en temps réel les différentes étapes de traitement de l’eau, en combinant des modèles phénoménologiques classiques des procédés d'épuration et des approches statistiques, permettant ainsi de proposer des solutions d’aide à la décision pour optimiser la performance industrielle et minimiser l'impact environnemental de l'usine d'épuration.
Les objectifs opérationnels du projet
La thèse capitalise sur l’héritage des travaux Mocopée (SimBio, SimDec, SimMem) pour mettre au point des briques de calcul innovantes, intégrer des capteurs virtuels et concevoir des indicateurs métiers pertinents, tout en prenant en compte les contraintes opérationnelles des exploitants sur site.
Cette démarche interdisciplinaire ambitionne ainsi de fournir aux opérateurs un outil de simulation et de prévision robuste, adaptable aux évolutions de l'usine et apte à simuler divers scénarios de traitement.